allo allo encore une nuit pas la peine de chercher c'est moi l'homme des cavernes il y a les cigales qui étour- dissent leur vie comme leur mort il y a aussi l'eau verte des lagunes même noyé je n'aurai jamais cette couleur- là pour penser à toi j'ai déposé tous mes mots au monts de-piété un fleuve de traineaux de baigneuses dans le courant de la journée blonde comme le pain et l'alcool de tes seins


allo allo je voudrais etre à l'envers clair de la terre le bout de tes seins à la couleur et le gout de cette terre-la


allo allo encore une nuit il y a la pluie et ses doigts de fossoyeur il y a la pluie qui met ses pieds dans le plat sur les toits la pluie a mangé le soleil avec des baguettes de chinois


allo allo l'accroissement du cristal c'est toi...c'est toi ô absente dans le vent et baigneuse de lombric quand viendra l'aube c'est toi qui poindras tes yeux de rivière sur l'émail bougé des îles et dans ma tête c'est toi le maguey éblouissant d'un ressac d'aigles sous le banian

 


Aimé Césaire

Vendredi 18 avril 2008

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Il y a deux jour j'ai fais un rêve étrange. Je vous le conte aujourd'hui en exclusivité, et c'est bien parce que c'est vous hein, parce que bon .... Enfin vous verrez.

J'étais à Europa Park, soleil radieux, super journée en amoureux avec Nicolas...et le meilleur : de nouvelles attractions !
Soudain on s'est retrouvé dans une piscine de boules. Une piscine gigantesque, on n’en voyait pas le bout ; même Manaudou n'aurait pas réussie à la traversée d'une traite.
C'étais vraiment une sensation nouvelle, assez simpas.
Nicolas nageait devant moi parmi les boules, quand soudain, une chose me surprend : toutes les boules sont brunes. Oui d'ordinaire elles sont multicolores, mais là non ! Alors devant ce phénomène étrange, je m'arrête (tous en faisant des mouvements avec mes jambes pour ne pas couler, oui s'étais profond). Et après un examen plus approfondis des dites boules, je me rends compte que je ne nage pas dans du plastique, mais dans une piscine de chocapic !!!
Oui ! Je nage dans des céréales et du lait ! Et comme il s’agit d’une piscine et non d’un bol, il y a même des lignes d’eau…

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Note : je n’est jamais mangé de Chocapic de ma vie.



Dimanche 16 mars 2008

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  THERE WILL BE BLOOD

 

undefined Durant de longues minutes, il n'y a pas de dialogue. Rien que des bruits : des pelles, des pioches qui creusent le sol à la recherche de l'or. Puis de l'or noir… Je reconnais à ce moment  mettre dis : « chouette un film en VO avec pas beaucoup de dialogue, comme çà je vais pas devoir trop lire les sous titres ».
Et aussi, un son surprennant, "l'une des plus belles" musiques de films (de Jonny Greenwood). Une musique aussi importante que le héros interprété par Daniel Day-Lewis.
Inspiré du livre « Pé­trole ! », d'Upton Sinclair, There will be blood pourrait n'être qu'une épopée de plus sur le pétrole, symbole du rêve américain.
Or Paul Thomas Anderson a brillamment joué le jeu du spectaculaire (l'incendie du forage, par exemple) en privilégiant, à chaque instant, trouble, doute et ambiguïté. Son film est un duel, où s'affrontent l'or et la foi.
D'un côté, Plainview (Daniel Day-Lewis) : un rusé, un profiteur, un capitaliste dans toute sa splendeur. Mais aussi un héros à la John Huston, à savoir un type parti de rien et n'aboutissant à rien.
Une scène magnifique ma touché : Plainview révèle, la crainte et le mépris que lui inspirent les autres. « Je hais la plupart des gens, murmure-t-il, alors, je veux juste gagner suffisamment d'argent pour les éloigner tous. »
Face à lui, un être ­effacé. Eli (Paul Dano), lui, mise sur la puissance et la gloire de Dieu. Il a construit une Eglise avec les bénéfices de l’océan de pétrole qui coule sous ses pieds.
Daniel Plainview traîne dans la boue (ou plutôt le pétrole) Eli dont il a perçu l'hypocrisie, on se reconnaît entre manipulateurs ! Puis Eli se venge quelque temps plus tard, lors d'une céré­mo­nie humiliante que Daniel est forcé d'accepter pour plaire à un propriétaire pieux : il a besoin de ses terres pour faire passer son pipeline...
Le troisième acte va se jouer des années plus tard. Dans le royaume grandiose où Daniel survit, alcoolique et solitaire. Le vrai salaud revoit le faux prophète. Et ça va saigner…

Cette rage, cette intensité, on la perçoit aussi dans le plus petit froncement de sourcil, le moindre regard de haine que lance Daniel Day-Lewis. « Le seul comédien suffisamment doué, actuellement, pour nous persuader qu'en faire un peu trop, c'est encore n'en faire point assez. Le talent à l'état pur. » Télérama

 

 

 

 NO COUNTRY FOR OLD MEN

 

undefined Ciel et étendues immenses, le paysage crève l'écran. Et d'emblée, les cadavres pleuvent. Le premier est étranglé sauvagement par un type bizarre au regard de fou, qui trimballe une lourde bouteille (d'oxygène ? en tous cas c’est de l’air comprimé). Puis c'est un carnage au milieu de nulle part : plusieurs pick-up autour desquels gisent une demi-douzaine de corps, bilan sanglant d'un gros deal de came qui a mal tourné.
Les frères Coen adaptent ici avec réussite le livre de CormacMcCarthy (grand obsédé de l'Ouest américain)

 

Llewelyn (Josh Brolin), pour une fois chanceux met la main sur une mallette de cuir contenant plus de 2 millions de dollars (à çà place je remplissais ma chemise de dollars et je partais en courant vers le mexique, laissant le reste du magot). Bref Llewelyn étant sans le sou… (un vétéran du Vietnam qui loge dans une caravane pourrie avec sa chérie)... En raflant le magot, il a conscience qu'il risque gros et qu'il n'a peut-être pas l'étoffe pour ça. Le cow-boy a peut-être pensé à tout mais pas au pire : un psychopathe, au nom étrange d'Anton Chigurh, est lancé à ses trousses. Le zombie à la bouteille métallique, c'est lui. Son engin est sans doute destiné à abattre les bovins… mais il l'emploie sur les humains.
La terreur monte, à mesure que l'énergumène se rapproche de Llewelyn. En gros à ce moment du film j’étais sous mon manteau, au fond de mon fauteuil, me cachant derrière une écharpe (oui dès fois que ce psychopathe tu encore quelqu’un !)
Ce Chigurh fait vraiment peur : il n'a rien d'humain mais possède malgré tout un corps. Il pisse le sang après avoir reçu une balle et il l'extrait lui-même ! Increvable, tel le diable incarné.« Entre un boeuf et un homme, l'issue du combat n'est pas si sûre », balance un moment la voie off..

Mercredi 5 mars 2008

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Mardi 4 mars 2008

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