Mardi 18 décembre 2007

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        Chères lectrices, chers lecteurs, bonjour.

Un petit compte rendu sur mon stage de psychiatrie, çà vous tente ?
Allé, c’est partit mon kiki !

     Stage dans un service fermé adulte, pour être honnête j’avais vraiment les chocottes. Quels patients j’allais rencontrer…  psychopathe, schizophrène, dépressif ? Ma seule approche de la maladie mentale était le film « un homme d’honneur » (génial le film soit dis en passant).
Donc comment aborder ces personnes, comment reconnaître la souffrance morale, comment envisager les soins en psychiatrie où les actes techniques se comptent sur les doigts de la main. Oui parce que pour entrer en contact avec une personne, c’est rassurant de pouvoir se cacher derrière un acte, au cas où çà merde. Comment gérer l’agressivité des patients, le risque de passage à l’acte (auto ou hétéro agressif) ? Ben oui après le drame de Pau comment ne pas y penser…

     Mais malgré toutes ces appréhensions mon stage s’est très bien passé, un bon contact avec les patients…enfin bon contact, en général, une anecdotes ?

Mme B, diagnostic : hystérie.

Mme B est arrivé il y a deux jours dans le service, elle a une allure particulière : djellaba et chemise d’hôpital, cheveux gras coupe saut du lit, elle est hospitalisé sous contrainte et est dans une période de, comment dire, de dénis.
Mme B refuse la prise de son traitement car elle ne reconnaît pas ses troubles.
Il est 8h43, les patients ont tous finis leurs petits déjeuné, et ont quittés la salle à manger pour vaquer à leurs occupations ; tous sauf mme B qui ne veut pas sortir de table.
Nous sommes donc contrains de tirer mme B (sur sa chaise) hors de la salle à manger. Elle se retrouve donc assisse sur sa chaise, stoïque, au milieu du couloir (devant le bureau médical). La pauvre femme ne bougeant pas, commence à glisser de sa chaise, les fesses presque par terre ; ouf on tourne le dos et elle peut enfin se rasoir. Mme B certainement vexée par le peu d’intérêts qu’on lui porte, commence à hurler, crier, elle décide même de lancer ces chaussons contre la porte du bureau médical ; malheureusement le médecin n’est pas encore là pour répondre à la demande manifeste de la patiente.
9h : toute l’équipe pluridisciplinaire se réunie pour la synthèse hebdomadaire.
Le médecin arrive et salut Mme B, qui hurle toujours. Mme B en profite alors pour donner un violent coup de pied dans le tibia du psychiatre.
Deux secondes plus tard, le médecin est dans la salle de soins et prescrit une injection de Tranxène® en intra musculaire à faire immédiatement.

-         bon vas y Fanny on la tient ! Pique ! Allé dépêche !!
-        
oui, eu… mme B, je vous pique.
-        
Ouai ! c’est bien, nickel, tu fais le reflux…bien.

-        
Voila c’est fini madame.

prozac.jpg Soulagement.
Voila l’histoire de ma première IM.

Morale : Alalallaa, quand on touche au médecin !



Bon, après le stage, le partiel de psy,
et c’est jeudi matin, donc si quelqu’un à jamais fait d’IM… je peux lui prêter 1/4 de ma fesse gauche :p







Bonne après midi à tous,

Je retourne en service de révisions intensif.




Mardi 18 décembre 2007

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                                  Wik Elder, Arthur, 2000
                                  from Returning to Places that Name Us
                                  Gelatin silver print



www.stillsgallery.com.au/artists/maynard/


Ricky Mayard se présente : "photographe aborigène de Tasmanie". L'image qu'il donne de son pays est saisissante. Fruit de 20 ans de travail, son exposition est présentéé dans le cadre de
Photoquai, à l’ambassade d’Australie, à Paris, jusqu’au 11 janvier 2008.

Pour donner un ” portrait d’un terre lointaine “, Ricky Maynard a joué sur la coexistence de portraits et de paysages. Les portraits viennent de sa pratique de photographe documentaire. Que se soit en prison ou à Melbourne. Les paysages de son travail incessant sur la mémoire.

” Ricky Maynard considère la photographie de paysage comme un processus de redécouverte, une ” réévaluation d’où on se trouve (…) une façon d’aborder les questions d’identité, de lieu et de nation. (…) Il est bien décidé à ne pas présenter le peuple aborigène comme une victime. Il préfère mettre en question les préjugés de beaucoup d’Australiens non-aborigènes et questionner les idées reçues sur les événements historiques et les histoires partagées. ”




Lundi 26 novembre 2007

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au théatre hier soir, par la cie El paso...

Il s'agit de "théâtre en marge, pour une citoyenneté en marche". La prétention de ce spectacle était de donner l'occasion aux comédiens (ayants connus la maladie mantale, le handicap ou des diffucultées sociales) de s'exprimer. L'objectif pour chacuns étant de retrouver goût à la vie, confiance en soi, de s'engager, se découvrir... retrouver du désir, se projetter dans l'avenir, trouver une place. De l'art thérapie me direz vous ? certainement.

palais-id--al.jpg L'histoire: tout commence dans le royaume de Cruvagar, où règne un affreux tyran Gartila. Il n’a aucune pitié, ni pour son peuple, ni même pour son fils, Fafalor, qui rêve de partir. Malgré la dictature de son père, il s’échappe. Commence alors un voyage initiatique avec toutes sortes de rencontres : violentes, étranges, poétiques. Un conte à la fois tragique et comique, légèrement déjanté.

Un très bon moment.





      "obstinément le rêve" Ferdinand Cheval.
Dimanche 28 octobre 2007

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