Chères lectrices, chers lecteurs, bonjour.
Un petit compte rendu sur mon stage de psychiatrie, çà vous tente ?
Allé, c’est partit mon kiki !
Stage dans un service fermé adulte, pour être honnête j’avais vraiment les chocottes. Quels patients j’allais
rencontrer… psychopathe, schizophrène, dépressif ? Ma seule approche de la maladie mentale était le film « un homme d’honneur » (génial le film soit dis
en passant).
Donc comment aborder ces personnes, comment reconnaître la souffrance morale, comment envisager les soins en psychiatrie où les actes techniques se comptent sur les doigts de la main. Oui parce
que pour entrer en contact avec une personne, c’est rassurant de pouvoir se cacher derrière un acte, au cas où çà merde. Comment gérer l’agressivité des patients, le risque de passage à l’acte
(auto ou hétéro agressif) ? Ben oui après le drame de Pau comment ne pas y penser…
Mais malgré toutes ces appréhensions mon stage s’est très bien passé, un bon contact avec les patients…enfin bon contact, en général, une
anecdotes ?
Mme B, diagnostic : hystérie.
Mme B est arrivé il y a deux jours dans le service, elle a une allure particulière : djellaba et chemise d’hôpital, cheveux gras coupe saut du lit, elle est
hospitalisé sous contrainte et est dans une période de, comment dire, de dénis.
Mme B refuse la prise de son traitement car elle ne reconnaît pas ses troubles.
Il est 8h43, les patients ont tous finis leurs petits déjeuné, et ont quittés la salle à manger pour vaquer à leurs occupations ; tous sauf mme B qui ne veut pas sortir de table.
Nous sommes donc contrains de tirer mme B (sur sa chaise) hors de la salle à manger. Elle se retrouve donc assisse sur sa chaise, stoïque, au milieu du couloir (devant le bureau médical). La
pauvre femme ne bougeant pas, commence à glisser de sa chaise, les fesses presque par terre ; ouf on tourne le dos et elle peut enfin se rasoir. Mme B certainement vexée par le peu
d’intérêts qu’on lui porte, commence à hurler, crier, elle décide même de lancer ces chaussons contre la porte du bureau médical ; malheureusement le médecin n’est pas encore là pour
répondre à la demande manifeste de la patiente.
9h : toute l’équipe pluridisciplinaire se réunie pour la synthèse hebdomadaire.
Le médecin arrive et salut Mme B, qui hurle toujours. Mme B en profite alors pour donner un violent coup de pied dans le tibia du psychiatre.Deux secondes
plus tard, le médecin est dans la salle de soins et prescrit une injection de Tranxène® en intra musculaire à faire immédiatement.
Soulagement.
Voila l’histoire de ma première IM.
Morale : Alalallaa, quand on touche au médecin !
Bon, après le stage, le partiel de psy,
et c’est jeudi matin, donc si quelqu’un à jamais fait d’IM… je peux lui prêter 1/4 de ma fesse gauche :p
Bonne après midi à tous,
Je retourne en service de révisions intensif.